Meine Heimat hat nur einen Namen...

Meine Heimat hat nur einen Namen : Frieden.

Travail en cours.

En été 2017, alors que je visite le camp de concentration de Buchenwald avec mes parents, j'apprends que mon grand-oncle, Bernard Percheron, y fut prisonnier du 14 mai 1944 jusqu'à la libération du camp, le 11 Avril 1945. Je ne connaissais pas cette partie de mon histoire familiale. Elle raisonne d'autant plus en moi depuis que je vis en Saxe. Ce passé jusqu'alors inconnu se percute à mon présent alors que ma fille, Frieda, petite Franco-Allemande, vient de naître. Quelle place trouvera-t-elle dans ce monde ? Je tente pour ma part de trouver la mienne dans ce pays dont je parle si mal la langue en cultivant la terre d'un Kleingarten : mon Heimat. Ce terme, Heimat, quasi-intraduisible en français, que j'entends dans chaque bouche et que l'extrême droite vole à chaque élection, je leur reprends et je me l'approprie.

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