Meine Heimat hat nur einen Namen...

Meine Heimat hat nur einen Namen : Frieden.

Travail en cours.

Toujours dans ma démarche de séries existentielles, avec Meine Heimat hat nur einen Namen : Frieden, je m'interroge une nouvelle fois sur le sens de ce monde dans lequel j'ai été projeté et de cette vie que je suis contraint de mener.

En été 2017, alors que je visite le camp de Buchenwald avec mes parents, j'apprends que mon grand-oncle, Bernard Percheron, y fut prisonnier pendant 9 mois jusqu'à la libération. Je ne connaissais pas cette partie de mon histoire familiale. Elle raisonne d'autant plus en moi depuis que je vis en Saxe. Ce passé jusqu'alors inconnu se percute à mon présent alors que ma fille, Frieda, petite Franco-Allemande, vient de naître. Quelle place trouvera-t-elle ? Je tente pour ma part de trouver la mienne dans ce pays dont je parle si mal la langue en cultivant la terre d'un Kleingarten : mon Heimat. Ce terme, Heimat, quasi-intraduisible en français, que j'entends dans chaque bouche et que l'extrême droite vole à chaque élection, je leur reprends et je me l'approprie.

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